Dossier, octobre 2026
Impôt foncier en Polynésie : pourquoi la part du terrain compte
En Polynésie, seul le bâti paie l'impôt foncier. Après un achat, la façon dont le prix se répartit entre le terrain et la maison fixe donc ce que vous paierez chaque année.
La règle
Seules les propriétés bâties sont taxées. Le terrain nu d'un particulier ne paie pas d'impôt foncier. Après une vente, l'administration retient comme valeur des constructions le prix payé, moins la valeur du terrain.
Aux îles du Vent, la valeur locative est fixée à 4 % de cette valeur, diminuée d'un quart, et l'impôt est de 10 % de cette valeur locative. Au total, environ 0,3 % par an de la valeur des constructions. Les taux sont plus bas aux îles Sous-le-Vent et dans les autres archipels. Si le bien est loué, c'est le loyer du bail qui sert de base.
Un exemple
Une maison achetée 60 millions. Si l'acte attribue 25 millions au terrain, la construction vaut 35 millions, et l'impôt tourne autour de 105 000 francs par an. Si le terrain est estimé à 30 millions, il descend vers 90 000 francs. Sur dix ans, l'écart dépasse 150 000 francs, pour le même bien et le même prix.
Une répartition défendable, pas une répartition rêvée
Il est donc logique de répartir le prix autant que possible sur le terrain, mais dans une fourchette qui tient. L'administration peut contrôler, et c'est le notaire qui signe. Quand un notaire me demande cette répartition, je fournis une fourchette basse et haute pour le terrain et pour la construction, cohérentes avec la valeur totale estimée.
Cette répartition ne change rien aux droits d'enregistrement ni à l'impôt sur la plus-value, qui portent sur le prix global.