← Espace conseil · 50 réponses
Vendre son bien
Tout ce qu'on me demande en rendez-vous de vendeur, écrit noir sur blanc.
01
Avant de se lancer
Les questions qu'on se pose avant même d'avoir décidé quoi que ce soit.
Est-ce le bon moment pour vendre ?
Le bon moment dépend surtout de vous : un projet, une mutation, une succession, un logement devenu trop grand. Le marché, lui, ne se commande pas : c'est l'un des deux facteurs de la vente sur lesquels personne n'a de prise, avec l'emplacement.
Un point mérite pourtant d'être regardé avant de décider : la fiscalité. Au fenua, une vente plus de dix ans après l'achat est exonérée d'impôt sur la plus-value, et avant cinq ans le taux grimpe à 50 %. Selon votre date d'acquisition, attendre quelques mois peut valoir plusieurs centaines de milliers de francs. C'est la première chose que je vérifie avec vous.
Combien vaut mon bien ?
Quatre facteurs déterminent la vente : l'emplacement, l'état du bien, le moment du marché, et le prix que vous affichez. Vous n'en maîtrisez que deux, l'état et le prix. L'emplacement est acquis, et le marché ne se commande pas.
Aucun outil automatique ne donne une valeur fiable en Polynésie : le marché est trop étroit et trop hétérogène d'un quartier à l'autre. Il faut regarder ce qui s'est réellement vendu autour de chez vous, et à quel prix au mètre carré.
Comment faites-vous une estimation ?
Je viens sur place, une estimation sérieuse ne se fait pas depuis un bureau. Je relève la surface réelle, l'état, l'exposition, les servitudes, la situation du titre, ce qui se voit et ce qui se cache.
Ensuite je m'appuie sur les ventes réellement signées dans le secteur, pas sur les prix affichés dans les annonces : entre ce qu'on demande et ce qu'on obtient, l'écart est souvent considérable. Vous recevez une fourchette basse, moyenne et haute, chacune justifiée, avec le délai de vente réaliste correspondant à chaque prix.
La première estimation est offerte et sans engagement. Si vous décidez de ne pas vendre, ou de vendre seul, le dossier reste le vôtre.
Faut-il faire des travaux avant de vendre ?
Rarement de gros travaux : vous les payez au prix fort et l'acquéreur les valorise au prix bas. En revanche, tout ce qui relève de la mise en valeur se rentabilise presque toujours : désencombrer, nettoyer, réparer ce qui accroche l'œil, soigner l'extérieur et l'éclairage.
Un acquéreur achète d'abord avec ses émotions, et la première impression se joue en quelques secondes. Une peinture écaillée sur la porte d'entrée coûte trois mille francs à corriger et peut coûter bien plus cher en négociation.
Gardez toutes vos factures de travaux d'amélioration : elles se déduisent de votre plus-value imposable, à condition d'être justifiées.
Combien de temps ça va prendre ?
Deux durées à ne pas confondre. Le temps de trouver un acquéreur, qui dépend essentiellement du prix affiché. Et le temps entre l'accord et la signature chez le notaire : environ trois semaines à quarante-cinq jours pour un paiement comptant, environ trois mois quand il y a un crédit.
Les trente premiers jours de mise en vente sont décisifs. C'est là que votre bien est vu par les acquéreurs déjà en recherche active. Un bien mal positionné pendant ce mois-là devient beaucoup plus difficile à vendre ensuite, même en baissant le prix.
Qui sont les acheteurs aujourd'hui ?
Trois familles, très différentes. Les résidents du fenua qui achètent leur résidence principale, souvent avec un crédit et donc une condition suspensive de financement. Les investisseurs locaux, sensibles au rendement locatif plus qu'au coup de cœur. Et les acquéreurs de métropole ou de l'étranger, qui achètent parfois sans jamais avoir vu le bien autrement qu'en vidéo.
Chacune se cherche différemment, et un bien ne se présente pas de la même façon selon celle qu'on vise.
Le marché est-il plutôt en hausse ou en baisse ?
La bonne question n'est pas « le marché », mais « votre marché » : une villa avec vue sur le lagon à Punaauia et un terrain à Papara ne suivent pas la même courbe.
Je vous donne les chiffres réels de votre secteur au moment de l'estimation, ventes signées, prix au mètre carré, délais observés, plutôt qu'une impression générale.
Vaut-il mieux vendre avant ou après avoir trouvé mon prochain logement ?
Vendre d'abord vous met en position de force : vous savez ce que vous avez, vous achetez sans condition suspensive de vente, et votre offre passe devant celle d'un acquéreur qui doit encore vendre. Le risque est de devoir vous loger entre les deux.
Acheter d'abord vous évite ce trou, mais vous met sous pression : si votre vente traîne, c'est vous qui finissez par baisser le prix.
Il existe une voie intermédiaire : vendre en négociant un délai de libération long, ou une occupation temporaire après la vente. Cela se prépare dès le compromis, pas à la dernière minute.
Quels documents dois-je préparer ?
Rassemblés tôt, ils font gagner des semaines : le titre de propriété, le plan cadastral et les plans du bien, le certificat de conformité, les permis obtenus, le dossier de construction et le procès-verbal du géomètre, les avis de taxe foncière, et les factures des travaux d'amélioration.
En copropriété, il faut en plus les trois derniers procès-verbaux d'assemblée générale, le relevé annuel des charges, le carnet d'entretien et la fiche de copropriété.
Je récupère et je numérise tout dès la prise de mandat. Un dossier complet le jour du compromis, c'est une signature qui ne dérape pas.
02
L'argent
Ce que vous encaissez vraiment, et ce qui part en route.
Combien vais-je toucher au final ?
Partez du prix de vente, retirez les honoraires d'agence s'ils sont à votre charge, retirez le capital restant dû de votre crédit et les éventuelles indemnités de remboursement anticipé, retirez enfin l'impôt sur la plus-value s'il est dû. Le solde est pour vous.
Je vous établis ce calcul chiffré, sur votre situation réelle, dès l'estimation. C'est souvent le moment le plus utile du rendez-vous : beaucoup de vendeurs raisonnent sur le prix affiché, jamais sur le net en poche.
Combien coûte une agence, et qui paie ?
Chez Keller Williams Polynésie, les honoraires sont à la charge du mandant et suivent un barème dégressif, exprimé hors taxes, auquel s'ajoute la TVA au taux en vigueur. La réglementation polynésienne impose d'ailleurs que le mandat précise par écrit le mode de détermination de la rémunération et la partie qui en a la charge : rien ne peut rester implicite.
| Prix de vente | Honoraires |
|---|---|
| Jusqu'à 10 millions | Forfait de 700 000 F HT |
| De 10 à 20 millions | 8 % du prix de vente |
| De 20 à 30 millions | 7 % du prix de vente |
| De 30 à 50 millions | 6 % du prix de vente |
| De 50 à 200 millions | 5 % du prix de vente |
| Au-delà de 200 millions | 4 % du prix de vente |
Trois clauses peuvent réduire cette facture, sans se cumuler, la plus favorable s'applique. La clause confiance : sans offre au prix d'estimation, les honoraires baissent de 10 % sous trente jours, 20 % sous soixante, 30 % sous quatre-vingt-dix. La clause fidélité : 25 % de moins dès votre deuxième transaction avec le réseau. Et la clause gagnant-gagnant : honoraires divisés par deux si l'acquéreur, c'est vous qui me l'avez présenté.
Quels sont les frais de notaire et qui les supporte ?
Ce qu'on appelle « frais de notaire » recouvre trois choses très inégales : les droits d'enregistrement, qui vont à la Polynésie française et forment l'essentiel de la somme, les débours avancés par l'étude, et les émoluments du notaire lui-même.
En Polynésie française, la vente d'un immeuble à titre onéreux est soumise à un droit d'enregistrement proportionnel de 7 %, assis sur le prix exprimé augmenté des charges et indemnités stipulées à votre profit. C'est la loi du pays relative aux droits d'enregistrement qui le fixe.
Qui paie ? La loi met les droits à la charge des nouveaux possesseurs, donc de l'acquéreur, sauf s'il en est disposé autrement dans l'acte. C'est donc la règle par défaut, et elle peut se négocier et s'écrire différemment. Le notaire liquide et acquitte ces droits pour les actes passés devant lui.
Trois régimes particuliers valent d'être connus, et le premier change beaucoup de choses pour votre acquéreur.
La primo-acquisition : un acheteur qui n'a jamais possédé de bien immobilier paie 1 % au lieu de 7 %, jusqu'à quarante millions de francs de sa part du prix, vingt-cinq millions pour un terrain à bâtir. L'avantage se calcule acquéreur par acquéreur, sur la fraction du prix qui revient à chacun. En contrepartie, il doit y habiter à titre principal pendant cinq ans, sans en céder ni en louer la moindre partie. Un acquéreur primo-accédant a donc un budget réel plus élevé qu'il ne le croit : cela vaut la peine de le lui dire.
Les acquisitions relevant d'un programme d'habitat social agréé peuvent être enregistrées gratuitement, et certaines cessions entrant dans le dispositif d'aide fiscale à l'investissement outre-mer relèvent d'un droit fixe.
À noter enfin, parce que la question revient toujours : une transmission par succession ne supporte aucun droit d'enregistrement en Polynésie. L'attestation notariée après décès s'enregistre à un droit fixe de dix mille francs.
Vais-je payer un impôt sur la plus-value ?
Cela dépend d'une seule chose avant tout : depuis combien de temps vous détenez le bien.
| Durée de détention | Taux | Précision |
|---|---|---|
| Moins de 5 ans de détention | 50 % | Taux majoré, qui incite à conserver le bien |
| Entre 5 et 10 ans | 20 % | Avec un abattement de 20 % par année au-delà de la cinquième |
| Plus de 10 ans | Exonéré | Aucun impôt, mais la déclaration reste obligatoire |
La plus-value se calcule sur la différence entre le prix de vente corrigé, dont on retire les honoraires d'agence si vous les supportez, et le prix d'acquisition corrigé, auquel on ajoute les droits et honoraires payés à l'achat ainsi que vos travaux d'amélioration justifiés par factures. Les dépenses d'entretien et de réparation, elles, ne comptent pas.
Un piège fréquent : si vous avez construit sur un terrain que vous possédiez déjà, le terrain et la construction ont deux durées de détention distinctes. Le terrain court depuis l'acte d'achat, la construction depuis le certificat de conformité. Le prix doit d'ailleurs être ventilé dans l'acte, faute de quoi l'administration peut appliquer le taux le moins favorable à la totalité.
Y a-t-il des exonérations possibles ?
Oui, plusieurs. La détention de plus de dix ans, qui est la plus courante. La cession à la Polynésie française, à l'État, à une commune ou à leurs établissements publics. L'expropriation pour utilité publique. La construction achevée depuis plus de dix ans, comptée depuis son certificat de conformité. Et les cas relevant d'une autre fiscalité, comme la première vente d'un immeuble soumis à la TVA immobilière.
En revanche, et c'est la croyance la plus répandue et la plus coûteuse, il n'existe pas d'exonération pour la résidence principale en Polynésie française. La règle métropolitaine que tout le monde a en tête ne s'applique pas ici. Vendre la maison où vous vivez depuis trois ans est imposé à 50 % de la plus-value, exactement comme un investissement locatif.
Attention aussi : exonéré ne veut pas dire dispensé de formalité. La déclaration de plus-value reste obligatoire dans tous les cas, et se dépose en même temps que l'acte de cession.
Que devient mon crédit en cours ?
Il est remboursé par anticipation le jour de la vente, directement par le notaire, sur le prix encaissé. Vous n'avancez rien.
Demandez à votre banque un décompte de remboursement anticipé dès que la vente se profile : il indique le capital restant dû et l'éventuelle indemnité. Cette indemnité entre dans le calcul de ce que vous toucherez réellement, et elle surprend souvent.
Si vous rachetez dans la foulée, interrogez votre banque sur la portabilité de votre prêt : selon le contrat, elle peut vous éviter de repartir aux conditions du jour.
Quand est-ce que je reçois l'argent ?
Le jour de la signature de l'acte définitif, le notaire encaisse le prix, rembourse votre crédit s'il en reste un, prélève l'impôt sur la plus-value quand il est dû, puis vous verse le solde. Comptez quelques jours ouvrés pour que le virement arrive sur votre compte.
Le dépôt de garantie versé par l'acquéreur au compromis, lui, ne vous est pas remis avant : il reste séquestré et s'impute sur le prix le jour de l'acte.
03
Travailler avec moi
Ce que j'apporte, ce que ça vous engage, et comment vous en sortez.
Pourquoi vous plutôt qu'une autre agence ?
Trois promesses, et vous pouvez me les opposer. Le meilleur prix, en attirant le maximum d'acquéreurs réellement qualifiés plutôt que des curieux. Les meilleurs délais, par l'exposition et les outils du réseau. Et les meilleures conditions, parce qu'une transaction se joue autant sur les clauses que sur le montant.
Sur le fond : je viens de l'artisanat, de la construction et de l'entreprise. Je lis un bien autrement qu'un pur commercial, et je vous dis ce qui ne va pas même quand ça ne m'arrange pas.
Qu'est-ce que Keller Williams change pour moi ?
Concrètement, deux choses. La force d'un réseau : Keller Williams est la première compagnie immobilière au monde, présente sur cinq continents et cinquante-neuf pays, avec trois mille agents formés en continu rien qu'en France. Votre bien n'est pas vu par un agent, il est vu par un réseau.
Et une culture : la formation permanente, et le principe de donner avant de recevoir. Tout ce que je sais du marché polynésien est publié sur ce site, gratuitement, que vous deveniez client ou non.
Quelle différence entre mandat simple et exclusif ?
Chez Keller Williams Polynésie, la question ne se pose pas tout à fait dans ces termes : le choix est entre le mandat simple et le mandat SUCCESS. Et le mandat SUCCESS n'est pas une exclusivité qui vous enferme, il reste ouvert à la collaboration avec l'ensemble des agences, mais avec un seul interlocuteur qui coordonne tout. Les agences travaillent ensemble sur votre bien au lieu de se concurrencer, et ce sont les acheteurs qu'on met en concurrence, pas les vitrines.
Les deux mandats donnent droit au rendez-vous découverte, au dossier d'estimation, au reportage photo, à la rédaction de l'annonce, au fichier inter-agences KW, aux réseaux sociaux, au site KW Polynésie, aux visites qualifiées, à la négociation et au compromis sous huit jours.
Ce que le mandat SUCCESS ajoute : proposition de home staging, visite virtuelle, vidéo de présentation, référral international, relance des acquéreurs, annonces sponsorisées, diffusion sur le site KW France, publications boostées sur les plateformes professionnelles, panneau à vendre, distribution de flyers, prospection du quartier, accès aux acquéreurs premium, suivi personnalisé et récurrent, coordination entre tous les intervenants, suivi du financement de l'acquéreur, visite de pré-signature et enquête de satisfaction.
Il ouvre aussi quatre avantages contractuels : la résiliation libre sous quinze jours, la baisse automatique des honoraires si le bien ne se vend pas au prix d'estimation, 25 % de remise dès votre deuxième vente, et 50 % si vous trouvez l'acquéreur vous-même.
Combien de temps dure le mandat et comment j'en sors ?
Le mandat SUCCESS est résiliable à tout moment, sous quinze jours. Vous n'êtes donc jamais prisonnier : si mon travail ne vous convient pas, vous partez.
C'est volontairement déséquilibré en votre faveur, et c'est le meilleur garde-fou qui soit, un conseiller qui sait que vous pouvez partir demain reste engagé aujourd'hui.
La durée initiale, les conditions de reconduction et les modalités exactes figurent dans le mandat. Je vous les lis ligne à ligne avant que vous signiez.
Et si je trouve l'acheteur moi-même ?
C'est prévu, et c'est même écrit dans le barème du réseau : la clause gagnant-gagnant divise les honoraires par deux lorsque la vente se fait au profit d'un acquéreur que vous m'avez présenté.
Vous continuez donc de bénéficier de l'accompagnement complet, dossier, offre, compromis, notaire, suivi jusqu'à l'acte, pour la moitié du prix.
Comment me tenez-vous informé ?
Un compte rendu après chaque visite, sans exception, y compris quand il est désagréable à entendre. Et un bilan de commercialisation tous les mois : appels reçus, annonces vues, visites, ce que les acquéreurs ont dit du bien et de son prix, et ce que la concurrence a vendu depuis.
C'est la clause Reporting du mandat SUCCESS : ce rendez-vous mensuel y est écrit, là où le mandat simple laisse le suivi à la bonne volonté de chacun. Il s'accompagne d'un engagement moins confortable pour moi : celui de remettre la stratégie en question à chaque bilan plutôt que de laisser courir.
C'est ce qui permet, si le bien ne se positionne pas, de vous démontrer pourquoi avec des faits plutôt que de vous demander de baisser le prix sur une intuition. Et une enquête de satisfaction clôt le dossier, pour que vous puissiez dire ce qui n'a pas été.
Que se passe-t-il si mon bien ne se vend pas ?
On regarde les chiffres ensemble. Peu d'appels et peu de visites veut dire que le prix affiché arrête les acquéreurs avant même la visite. Beaucoup de visites et aucune offre veut dire que le bien déçoit une fois sur place, et c'est souvent corrigeable.
Le barème du réseau prévoit d'ailleurs une clause confiance : en l'absence d'offre au prix d'estimation, mes honoraires baissent de 10 % après trente jours, 20 % après soixante, 30 % après quatre-vingt-dix. Autrement dit, un bien qui traîne me coûte aussi.
04
La mise en vente
Comment votre bien est présenté, et à qui.
Comment allez-vous commercialiser mon bien ?
Le principe : concentrer l'effort sur les trente premiers jours, la fenêtre où votre bien est vu par tous les acquéreurs déjà en recherche.
En pratique : constitution complète du dossier de vente, reportage photo, proposition de home staging, visite virtuelle et vidéo de présentation, annonce écrite pour donner envie plutôt que pour énumérer des pièces. Puis la diffusion, la relance de la base acquéreurs, la prospection du quartier et de la résidence, les visites qualifiées et les journées portes ouvertes quand le bien s'y prête.
Et ensuite le suivi : bilans de commercialisation réguliers, coordination entre tous les intervenants, vérification du financement de l'acquéreur, visite de pré-signature.
Où sera-t-il diffusé ?
Sur le site de Keller Williams Polynésie et sur celui de KW France, sur les plateformes professionnelles, sur les réseaux sociaux avec des annonces sponsorisées, et sur ce site.
Hors ligne aussi, ce que beaucoup oublient : panneau à vendre, distribution de flyers, et présentation directe à la résidence ou au quartier. Une part des acquéreurs habite déjà à trois cents mètres et ne consulte aucun portail.
Enfin et surtout : le fichier inter-agences du réseau, les acquéreurs premium déjà suivis, et le référral international, les agents Keller Williams de métropole et d'ailleurs qui ont des clients cherchant au fenua.
Puis-je vendre discrètement ?
Oui. C'est même fréquent en cas de séparation, de succession, ou simplement quand on ne souhaite pas que le voisinage et les collègues soient au courant.
Dans ce cas, aucune annonce publique, aucun panneau : le bien est présenté uniquement au fichier acquéreurs, à des personnes déjà identifiées et qualifiées. L'audience est plus étroite, le délai souvent plus long, mais la confidentialité est réelle.
Faut-il des photos professionnelles, une vidéo ?
Oui, et c'est le meilleur rapport entre l'effort et le résultat. La première visite se fait aujourd'hui sur un écran de téléphone : si les photos sont sombres ou de travers, la visite réelle n'aura jamais lieu.
La vidéo devient indispensable dès qu'on vise des acquéreurs de métropole ou de l'étranger, qui doivent pouvoir se projeter sans venir. Et la lumière de fin de journée fait au fenua une différence que personne ne peut rattraper en retouche.
Comment attirez-vous les acheteurs de métropole ?
Par des supports qui permettent d'acheter à distance : vidéo de visite, plans, photos honnêtes y compris des défauts, et réponses écrites aux questions qu'ils se posent tous, la fiscalité locale, le financement depuis la métropole, la conformité, l'indivision.
Et par le référral international du réseau : les agents Keller Williams de métropole et de l'étranger ont en portefeuille des clients qui rêvent du fenua sans savoir à qui s'adresser. Le mandat SUCCESS ouvre cette porte, ainsi que la diffusion sur le site KW France.
Faut-il ranger, désencombrer, mettre en scène la maison ?
Oui, et c'est l'un des deux seuls leviers que vous maîtrisez vraiment, avec le prix.
Dehors : peinture de la porte d'entrée, éclairage, vitres, haies taillées, allée dégagée. Dedans : rangé, propre, sans odeur, et des meubles disposés pour qu'on circule. L'objectif n'est pas de faire beau, il est de permettre à l'acquéreur de s'imaginer chez lui, ce qui est impossible quand la pièce est pleine de vos affaires.
Un bien mis en valeur se vend soit plus cher que ses comparables, soit plus vite. Souvent les deux.
Et si personne ne se présente au bout de quelques semaines ?
On ne laisse pas courir. Au bout de trois semaines sans positionnement, je reprends avec vous tous les comptes rendus, les statistiques de l'annonce et les retours de visite pour vous montrer ce que le marché dit réellement.
Dans la quasi-totalité des cas, un bien correctement présenté qui ne trouve pas preneur est un bien trop cher de 5 à 10 %. La bonne nouvelle, c'est que cela se corrige.
05
Les visites et les acheteurs
Qui entre chez vous, et ce que vous en apprenez.
Comment sélectionnez-vous les visiteurs ?
Par un échange préalable systématique : le projet, le budget réel, la situation de financement, le délai, et ce qu'ils ont déjà visité. Une visite coûte du temps à tout le monde, à commencer par vous.
Je ne fais pas visiter à des personnes dont le budget est manifestement hors de portée du bien. Ce n'est ni du mépris ni de la sélection sociale : c'est éviter à chacun une déception programmée.
Dois-je être présent aux visites ?
Non, et c'est même préférable que vous ne le soyez pas.
En votre présence, un acquéreur n'ose pas ouvrir un placard, critiquer une pièce, ni se projeter à voix haute avec son conjoint. Or ce sont exactement les moments où il décide. Vous me confiez les clés, je vous fais un compte rendu.
Si le bien a une histoire que seul un propriétaire peut raconter, on organise autrement, mais c'est l'exception.
Comment ça se passe si mon bien est loué ou occupé ?
Le locataire reste chez lui et ses droits sont intacts : les visites se font avec son accord et à des horaires convenus avec lui. Un locataire mal traité pendant une mise en vente peut rendre un bien invisitable.
Reste la question de fond : vendre occupé ou vendre libre. Elle change le prix, le type d'acquéreur et le calendrier, j'y réponds plus bas, dans les cas particuliers.
Ai-je un retour après chaque visite ?
Oui, après chaque visite, sans exception. Ce que les visiteurs ont aimé, ce qui les a arrêtés, et ce qu'ils ont dit du prix.
Ces comptes rendus ne servent pas seulement à vous informer : accumulés, ils constituent la démonstration factuelle de ce que vaut réellement votre bien. C'est bien plus solide qu'un avis, fût-il le mien.
06
L'offre et la négociation
Le moment où tout se joue, et où l'écrit compte plus que la parole.
Comment se passe une négociation ?
Toutes les offres vous sont présentées, dans leur ordre d'arrivée, sans exception et sans tri de ma part. Je n'ai pas à choisir à votre place.
Pour chacune, je vous donne le profil de l'acquéreur, son financement et sa solidité. Vous acceptez, vous refusez, ou vous faites une contre-proposition, toujours par écrit, datée et signée. Je vous donne mon avis si vous me le demandez, mais la décision vous appartient entièrement.
Suis-je obligé d'accepter une offre au prix ?
Une offre au prix et sans condition particulière vous place dans une situation délicate : c'est exactement ce que vous avez annoncé vouloir en affichant ce prix. Refuser peut vous être reproché.
En pratique, tout dépend des conditions qui accompagnent l'offre : financement, délais, conditions suspensives. Une offre au prix mal financée vaut moins qu'une offre légèrement inférieure d'un acquéreur comptant. C'est un point à faire préciser au notaire avant de répondre.
Comment savoir si l'acheteur est vraiment finançable ?
On ne se contente pas d'une parole. L'offre doit être accompagnée d'un accord de principe de financement, du détail des crédits envisagés, de leur durée et du taux maximal retenu.
Même sur une offre au prix, je vérifie le financement. C'est la vérification qui évite de bloquer un bien deux mois pour rien.
Une offre écrite, ça engage à quoi ?
Beaucoup plus qu'on ne le croit. Une offre acceptée et contresignée par vous matérialise l'accord sur le prix et sur la chose : c'est le point de bascule.
D'où l'importance de ce qu'elle contient, montant, dépôt de garantie, conditions suspensives, date butoir de signature du compromis. Ces éléments seront repris tels quels dans l'avant-contrat.
Et si l'acheteur se rétracte ?
Tout dépend du moment et du motif. Si une condition suspensive prévue n'est pas réalisée, un refus de prêt, par exemple, la vente tombe sans pénalité et le dépôt de garantie est restitué.
En dehors de ces cas, un acquéreur qui renonce s'expose à perdre son dépôt de garantie, voire à être contraint judiciairement selon la nature de l'avant-contrat signé.
Une précision utile, parce qu'elle circule beaucoup de travers : le délai de rétractation de dix jours dont on parle en métropole n'a pas d'équivalent dans les textes polynésiens qui encadrent la vente immobilière elle-même.
Ce qui existe au fenua concerne le financement : depuis la loi du pays de 2025, l'offre de prêt immobilier est soumise à un délai de réflexion de dix jours pendant lequel l'emprunteur ne peut pas l'accepter, même s'il le souhaite, et l'offre reste valable au moins trente jours. Ce n'est pas un droit de se rétracter : c'est une obligation d'attendre. À intégrer dans le calendrier du compromis, sous peine de date butoir intenable.
En pratique, c'est donc par la condition suspensive de prêt qu'un acquéreur sort d'une opération, pas par une rétractation libre. Raison de plus pour vérifier son financement avant d'accepter son offre. Faites confirmer le point par le notaire rédacteur : c'est lui qui engage sa responsabilité sur la rédaction de l'acte.
07
Jusqu'à la signature
Entre l'accord et les clés remises.
Quelles sont les étapes après l'accord ?
Quatre temps. L'offre acceptée et contresignée. L'avant-contrat, compromis ou promesse, qui fixe le prix, les délais et les conditions suspensives. La constitution du dossier chez le notaire. Puis l'acte définitif, qui ne fait que réitérer ce qui a déjà été signé une fois les conditions levées.
Entre les deux signatures, je reste votre interlocuteur et celui du notaire : je transmets chaque pièce nouvelle et j'organise la revisite du bien avant l'acte.
Combien de temps entre le compromis et la signature ?
Environ trois semaines à quarante-cinq jours si l'acquéreur paie comptant. Environ trois mois s'il emprunte : comptez un mois pour monter le dossier, un mois pour l'offre de prêt, puis l'acceptation et le déblocage des fonds.
Si la vente dépend d'un permis de construire, la durée passe à cinq ou six mois, le temps de l'instruction, de l'affichage et de la purge des recours.
Qui choisit le notaire ?
Chaque partie peut avoir le sien : c'est fréquent et cela ne coûte pas plus cher, les deux études se partagent l'émolument. En pratique, c'est souvent le notaire de l'acquéreur qui rédige.
Si vous n'en avez pas, je peux vous orienter vers des études que je connais et avec lesquelles les dossiers avancent, le choix restant le vôtre.
Puis-je signer si je ne suis pas sur le territoire ?
Oui. Deux voies : la procuration donnée à un clerc ou à un proche, ou la signature à distance auprès d'un notaire de votre lieu de résidence, en liaison avec l'étude qui rédige.
Un point propre à la Polynésie mérite d'être anticipé : un vendeur non-résident doit désigner un notaire représentant et consigner entre ses mains l'impôt sur la plus-value avant les formalités de cession. Cela se prépare des semaines à l'avance, pas la veille.
Quand dois-je libérer le logement ?
En principe le jour de la signature de l'acte définitif, contre remise des clés. Tout autre calendrier, libération anticipée, occupation temporaire après la vente, se négocie et s'écrit dans le compromis.
Une règle que je ne transige pas : jamais de remise de clés avant la signature, même contre une promesse. C'est le meilleur moyen de se retrouver avec un occupant sans titre si la vente échoue.
Suis-je responsable de quelque chose après la vente ?
Oui, sur deux terrains. Vous devez garantir à l'acquéreur qu'il ne sera pas inquiété dans sa propriété. Et vous lui devez la garantie des vices cachés : les défauts qui rendent le bien impropre à son usage, ou qui le diminuent au point qu'il ne l'aurait pas acheté au même prix s'il les avait connus.
La règle qui compte vraiment tient en une phrase : un défaut annoncé ne se retourne pas contre vous, un défaut tu, si. Entre particuliers, l'acte contient presque toujours une clause qui limite cette garantie, mais elle ne protège jamais un vendeur qui savait et s'est tu.
D'où la seule bonne méthode : déclarer par écrit, dès le compromis, tout ce qui cloche. Un dégât des eaux ancien, une partie construite sans permis, une servitude, une non-conformité, un problème de voisinage. Cela paraît contre-intuitif quand on vend ; c'est en réalité ce qui vous protège.
Le délai exact dont dispose l'acquéreur pour agir, et la portée de la clause d'exclusion figurant dans votre acte, sont à faire préciser par le notaire rédacteur.
08
Cas particuliers
Les situations qui font peur, et qui se traitent très bien quand on les anticipe.
Mon bien est en copropriété : qu'est-ce que ça change ?
Surtout des documents à fournir, et tôt : les trois derniers procès-verbaux d'assemblée générale, le relevé annuel des charges, le carnet d'entretien et la fiche de copropriété.
Ce sont ces pièces que l'acquéreur (et sa banque) examinent pour savoir si la copropriété est saine : des travaux votés et non encore appelés, un impayé important ou un contentieux en cours se voient dans les procès-verbaux et pèsent sur la négociation. Mieux vaut les connaître avant l'acquéreur.
Mon bien est loué : je vends occupé ou libre ?
Vendre occupé, c'est s'adresser à des investisseurs : le bien se vend souvent moins cher, mais tout de suite et sans délai de libération. Vendre libre, c'est s'ouvrir aux acquéreurs qui veulent y habiter, c'est-à-dire au marché le plus large et aux meilleurs prix, mais après avoir donné congé dans les formes et les délais.
Le congé pour vente obéit à des règles strictes de motif, de délai et de forme. Un congé mal donné est nul, et vous fait perdre des mois. On décide de la stratégie avant de rédiger quoi que ce soit.
Si le locataire doit être parti avant l'acte, on l'écrit dans le compromis : c'est ce qui protège l'acquéreur, et donc la vente.
J'ai acheté récemment ou dans le neuf : puis-je déjà revendre ?
Rien ne vous en empêche juridiquement. C'est la fiscalité qui pique : en dessous de cinq ans de détention, la plus-value est taxée à 50 %, contre 20 % ensuite avec un abattement progressif, et zéro au-delà de dix ans.
Pour un bien acquis en vente en l'état futur d'achèvement, la durée de détention court depuis l'acte d'acquisition. Si vous avez construit vous-même sur votre terrain, la construction compte depuis son certificat de conformité, et le terrain depuis son propre acte d'achat.
Faites le calcul avant de mettre en vente : quelques mois d'écart peuvent changer l'opération du tout au tout.
Je vends dans le cadre d'une succession ou d'une séparation : comment ça se passe ?
La règle de base : la vente suppose l'accord de tous les indivisaires. C'est cet accord, plus que la vente elle-même, qui prend du temps, et qui demande souvent d'être accompagné avec autant de tact que de méthode.
Côté fiscal, deux points utiles. Pour un bien reçu en succession, la durée de détention se compte depuis la date du décès, et le prix d'acquisition retenu est la valeur figurant dans l'attestation immobilière ou l'acte de partage. Les partages successoraux et les liquidations de régime matrimonial par décès ou divorce ne sont pas eux-mêmes imposés à la plus-value.
Ces dossiers se traitent très bien. Ils demandent seulement d'être commencés tôt, et avec le notaire dans la boucle dès le premier jour.
Je vis à l'étranger ou en métropole : est-ce plus compliqué ?
Plus long, pas plus compliqué, à condition de s'y prendre à l'avance.
Trois points à anticiper. La signature, par procuration ou à distance auprès d'un notaire de votre lieu de résidence. L'obligation, pour un vendeur non-résident en Polynésie française, de désigner un notaire représentant et de consigner entre ses mains l'impôt sur la plus-value avant les formalités. Et le décalage horaire, qui impose de caler les rendez-vous plutôt que de s'appeler au hasard.
Pour le reste, je fais les visites, les états des lieux, les relevés de compteurs et les photos. Beaucoup de mes vendeurs ne remettent jamais les pieds dans le bien entre la mise en vente et la signature.
Il reste une question
Celle qui vous concerne, vous.
Aucune page ne remplace un rendez-vous sur place. Votre bien a une histoire, un titre, un voisinage et une fiscalité qui n'appartiennent qu'à lui.
Demander mon estimation Poser ma question par mail
Ces réponses sont données à titre d'information et ne constituent ni un conseil juridique ni un conseil fiscal personnalisé. Pour votre situation précise, votre notaire reste l'interlocuteur de référence.